Frac Looping et boomerang Les Bains Douches Alençon art contemporain

Frac Looping

Looping & Boomerang

Michel Aubry, Berdaguer & Péjus, Gilles Mahé, Bruno Peinado, Mick Peter
Collection FRAC Basse-Normandie

11.01.2012 – 19.02.2012

Frac Looping et boomerang Les Bains Douches Alençon art contemporain

Frac Looping et boomerang Les Bains Douches Alençon art contemporain

Frac Looping et boomerang Les Bains Douches Alençon art contemporain

Frac Looping et boomerang Les Bains Douches Alençon art contemporain

Frac Looping et boomerang Les Bains Douches Alençon art contemporain

Que peuvent avoir en commun Joseph Beuys, Olivier Messiaen, Daniel Buren, The Cramps, la psychanalyse… ? Nous répondrons que ce sont les sources convoquées, directement ou indirectement, par les artistes présentés dans l’exposition Looping et Boomerang.

Le choix de ces œuvres se détermine par leur dimension fictionnelle et leur caractère distancié ; non sans oublier un certain humour et un amour du jeu, puisqu’il ne s’agit pas ici d’enfermer des références mais d’inventer des histoires qui dépassent un simple « name dropping ». Loopings polysémiques donc, puisqu’au-delà de leurs qualités intrinsèques ces œuvres, a priori disparates, sont loin de constituer un ensemble hétéroclite mais bien une sélection qui trouve sa cohérence dans l’intention qui a présidé à son choix.

Ainsi ces sérigraphies lacérées de Gilles Mahé embrassent, dans leurs formes, dans leurs titres et dans un geste proche des actions Fluxus Buren, Villeglé et Lavier. De même la pièce de Berdaguer & Péjus, boucle fermée qui évoque le mouvement physique et tangible en même temps que celui, intérieur, de l’analyse en marche.

Boomerang encore, expression du paradoxe qui consiste, en un unique geste et pour peu qu’il en accepte l’augure, à envoyer le spectateur dans une direction et à son exact opposé. Car s’il y a de la musique et du rythme dans cette exposition c’est une musique sans son, à l’instar de la pièce de Bruno Peinado nommée comme le travail de Michel Aubry qui décline cet obscur instrument qu’est la canne de Sardaigne comme un motif privilégié à partir duquel s’organisent ses « mises en musique » silencieuses.

Terminons enfin par ce qui constituait le point de départ de notre choix ; cette sculpture de Mick Peter (récente acquisition du FRAC Basse-Normandie) qui sera présentée ici pour la première fois comme un totem à connotation ornithologique conjurant les emmerdeurs de toutes plumes, ce qui ne manque pas de rappeler notre étroit, bien qu’involontaire, rapport aux oiseaux qui s’obtiennent à parsemer de fientes le parvis des Bains-Douches en manière dripping organique.